« Je ne mangeais pas trop. Je mangeais mes émotions. »

Je ne buvais pas de sodas. Pas de crème, pas de beurre. Et pourtant, mon corps gonflait, sans que je comprenne pourquoi. Ce jour-là, tout a changé.

Pendant des années, j’ai cru que je faisais attention. Pas de soda, pas de crème, pas de beurre. Je sautais des repas quand je n’avais “pas faim”. Je grignotais des chips, un carré de chocolat, un bout de pain par-ci par-là. Rien d’extraordinaire. Rien qui justifiait ce que je voyais dans le miroir…

Mon corps gonflait. Pas de façon dramatique, pas du jour au lendemain, mais progressivement, inexorablement. Et je ne comprenais pas pourquoi. Je ne mangeais pas plus. Et pourtant.

« J’avais un compteur de calories dans la gorge. Chaque bouchée était calculée, pesée, jugée. Et malgré ça rien ne changeait vraiment. »

Puis un jour, j’ai assisté à une conférence. Le sujet : l’alimentation émotionnelle. Je m’attendais à entendre parler de régimes, de nutrition, de calories. Ce que j’ai entendu à la place a tout changé.

Ce que j’ai compris ce jour-là !

La nourriture que je consommais n’était pas le problème. C’était la réponse. La réponse au stress professionnel qui me comprimait la poitrine. À la tristesse que je ne savais pas nommer. À cette oppression diffuse, constante, que je portais sans même m’en rendre compte.

Le grignotage de 16h n’était pas une faiblesse. C’était mon cerveau reptilien qui cherchait une sortie de secours. Une régulation rapide, immédiate, efficace sur le moment. Et le fait de sauter des repas, loin de “compenser”, envoyait à mon corps un signal de pénurie qui le poussait à stocker encore plus.

Personne ne m’avait jamais expliqué ça. Pas un médecin, pas un nutritionniste, pas un magazine santé. On m’avait dit quoi manger. Jamais pourquoi je mangeais ce que je mangeais.

Les 2 mois qui ont tout changé !

Je n’ai pas “fait un régime”. Je n’ai pas compté mes calories ni pesé mes aliments. Ce que j’ai fait, c’est comprendre ma relation à la nourriture et progressivement, naturellement, la transformer.

J’ai arrêté de me peser. À la place, je mesurais mon tour de taille, de bras, de hanches, de cuisses. Parce que je voulais mesurer une transformation, pas un chiffre.

En deux mois :

  • Mon rapport à la nourriture a changé, manger est devenu un plaisir, pas une négociation
  • J’ai appris à reconnaître mes émotions avant qu’elles ne deviennent une envie de manger
  • J’ai progressivement testé de nouveaux aliments, sans forçage, sans règles
  • J’ai commencé à équilibrer mes assiettes et mes émotions en même temps

Puis : « Le corps a suivi plus lentement, il suit toujours plus lentement que la tête. Six mois plus tard, la balance indiquait 13 kg de moins. Mais ce chiffre est le dernier de mes souvenirs… »

Mais le chiffre est le dernier de mes souvenirs. Ce dont je me souviens, c’est d’avoir retrouvé confiance en mon corps. D’avoir arrêté de le combattre.

Pourquoi tu ne te reconnais peut-être pas dans “manger ses émotions”

Quand on parle d’alimentation émotionnelle, l’image qui vient souvent est celle de quelqu’un qui engloutit une pizza entière en pleurant. Ce n’est pas ça, la réalité de la plupart des femmes qui vivent ce schéma.

La réalité, c’est souvent :

  • Grignoter sans faim, presque machinalement, en fin d’après-midi
  • Sauter des repas “parce qu’on n’a pas le temps”, et compenser autrement sans s’en rendre compte
  • Se sentir “raisonnable” dans l’ensemble, mais ne pas comprendre pourquoi le corps ne suit pas
  • Ressentir de la culpabilité après avoir mangé, même un petit quelque chose
  • Avoir l’impression que la nourriture comble quelque chose, sans savoir quoi exactement

Ce que la science nous dit :

En situation de stress ou d’émotion intense, le cerveau reptilien, celui de la survie et des réflexes prend le pouvoir. Il court-circuite le néo-cortex, celui de la raison et des choix conscients. Le réflexe alimentaire n’est pas une faiblesse de caractère. C’est une réponse neurologique automatique. Comprendre ça change tout. On arrête de se battre contre soi-même, et on commence à travailler avec son cerveau.

Ce qui ne fonctionne pas et pourquoi ?

Les régimes s’attaquent au symptôme. Ils disent quoi manger, quand manger, combien manger. Mais ils ne touchent jamais la cause : le besoin émotionnel qui se cache derrière l’envie de manger.

C’est pourquoi le schéma revient toujours. Pas parce que tu manques de volonté. Parce que tant que le besoin n’est pas comblé autrement, la nourriture reste la solution la plus rapide, la plus accessible, la plus efficace.

La vraie transformation passe par un autre chemin : comprendre quelle émotion se cache derrière chaque envie. Identifier le besoin non comblé. Et créer, progressivement, de nouvelles façons d’y répondre.

Ce que j’ai créé et pourquoi maintenant

Mon parcours m’a amenée à me former au coaching mental et émotionnel. Pas pour donner des conseils nutritionnels, je ne suis pas nutritionniste et je ne le prétends pas. Mais pour accompagner les femmes qui vivent ce que j’ai vécu : ce sentiment que la nourriture comble quelque chose de plus profond, sans savoir quoi.

J’ai conçu le Mini-SAS, Se Réconcilier Avec Soi : un programme de 8 semaines, 6 séances en visio, ancré dans les neurosciences et le coaching émotionnel. Un vrai travail de fond, pas une liste de règles à suivre.

Je le lance en juin, juste avant l’été. Parce que l’été est souvent une période de déstabilisation, les repas moins structurés, les contextes émotionnels qui changent, le regard sur le corps qui s’intensifie. C’est exactement le moment où avoir ses outils en main fait la différence.

Ce mécanisme, le cerveau qui craque sous la pression, qu’il s’agisse d’un paquet de gâteaux à 16h ou d’une réunion tendue, c’est celui que j’enseigne aujourd’hui aux managers et aux équipes que je forme à la gestion du stress et à l’intelligence émotionnelle. Le terrain change. Le mécanisme, lui, reste le même.

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Emilie Bonnassieux — Illykin Coaching
Coach certifiée RNCP Niveau 6 · Formatrice en intelligence émotionnelle pour managers & dirigeants · illykincoaching.com

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